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Reaction des mes lecteurs et lectrices après avoir lu mon premier livre ylang ylang en fumée

COMORES / POESIE : YLANG-YLANG EN FUMEE*, RECUEIL DE POEMES DE MONSIEUR  ATTOU  VU PAR UNE LECTRICE

 

Par Mme Said Allaoui Asna

 

J’ai lu et relu le recueil de poèmes « YLANG-YLANG EN FUMEE ». Avec un regard de lectrice mais aussi de  compatriote et d’amie de l’auteur  je livre mon sentiment.

 

Monsieur Attou, vous n’êtes pas un provocateur comme vous vous questionnez dans votre ouvrage. Vous êtes tout simplement un homme qui en a « Ras le bol » pour reprendre le titre d’un poème de votre recueil.  Un homme meurtri par l’état chaotique dans  lequel son  pays cher à son cœur se trouve. Un homme qui se questionne sur le pourquoi, le comment et où va-t-on ? C’est tout à fait légitime. Il n’est pas un provocateur.

 

Monsieur  Attou,  votre cri du cœur retentit et raisonne bien au fuir et à mesure qu’on lit vos poèmes.  

En écrivant ce livre, étiez- vous entre autre dans une démarche thérapeutique pour ne plus avoir à vous sentir coupable de ne pas avoir dénoncé ce qui se passe aux Comores ?  Ou cherchiez-vous tout simplement à vous libérer de vos propres maux, vos souffrances, vos propres brulures dans cette YLANG-YLANG EN FUMEE ?

 Peu importe votre démarche, vos cris ont retenti  dans mes oreilles à travers vos poèmes.

 

Votre ouvrage m’a beaucoup plus touché aussi bien dans cette démarche thérapeutique, votre colère et  vos interrogations que dans la profondeur et la simplicité des mots.

 

Par contre, Je n’ai pas vraiment accroché au style et au  genre. Choisir un recueil poétique pour narrer une situation chaotique, désastreuse et j’en passe, je trouve cela audacieux mais personnellement je pense que Monsieur Attou , vous auriez  mieux fait peut être d’écrire un livre sous forme d’autobiographie ou de roman relatant votre vécu ou votre  ressenti face à la problématique comorienne. Sans compter que j’aurais aimé vous  voir approfondir un peu plus des sujets d’actualité oh combien pertinents, et réels que vous avez  soulevés dans votre  œuvre. Mais au lieu de cela vous êtes  resté très scolaire. Est-ce parce que vous êtes enseignant ?

Des sujets tels que l’environnement, la politique, la corruption que vous abordez  avec des mots simples et forts bien cachés ! Tous ces sujets là, à mon avis,  méritent d’être approfondis.

 

Mais je vous comprends aussi  car j’ai l’impression que vous avez privilégié la thérapie.  Votre démarche ne consiste pas à trouver des solutions aux maux qui rongent notre pays.

 

Voilà mon ressenti en lisant votre livre. Il n’engage que moi.

 

J’avoue que j’attends impatiemment votre  prochain livre malgré ma petite déception  expliquée plus haut en espérant que vous  aurez  un gout plus raffiné et plus profond.

A vous tous et toutes qui n’avez  pas encore lu le recueil « YLANG-YLANG EN FUMEE »  de Monsieur Attou,  je vous le recommande vivement. Il  vous incitera aussi à  entamer votre thérapie  dans l’optique d’aller de l’avant malgré les problèmes du pays.

 

Même si j’ai le sentiment que l’Ylang-ylang a déjà brulé et enfumé les Comores, je ne désespère pas. Quand est ce que cet ylang ylang va jaillir et parfumer nos belles îles lunaires ?

 

Merci Monsieur  Attou de nous avoir ouvert, à travers ce livre, la porte de votre vie.

 

Asna SAID ALLAOUI

 

* YLANG-YLANG EN FUMEE, recueil de poèmes de Monsieur Attou, enseignant et amoureux des lettres et de la musique publié aux  éditions EDILIVRE  en 2012

Biographie de Monsieur Attou

Monsieur Attou est né en 1968. Il fait ses études primaires à la coulée de lave à Moroni et dans la ville de Ouani. Il fréquente par la suite le collège rural de Ouani et s’inscrit au lycée de Mutsamudu. Après l’obtention d’un bac littéraire, il se rend au Maroc pour ses études universitaires en lettres et sciences humaines. Il est actuellement enseignant de langue française au lycée de Ouani après avoir enseigné au lycée de Mutsamudu. L’écriture et la musique sont ses deux passions.

 

Résumé

Ce recueil retrace, dans un univers poétique, la survie d’une population livrée à elle-même, bercée dans un monde chimérique sous les discours fallacieux d’une classe politique ne craignant pas Allah. Dans Ylang Ylang en fumée, Attoumane Ahmed Cheik met en exergue la pauvreté, les salaires de misère, la hausse incessante des prix de denrée de première nécessité, le chômage des jeunes, les fausses promesses, la destruction de l’environnement, la double souffrance d’une population à la suite de la présence d’une puissance étrangère dans l’île de Mayotte et tant d’autres.

 

Bonjour
Mon opinion
J’ai lu avec grand plaisir le livre de Mr Attou. Vous pouvez aimer ou
ne pas aimer le style, le sujet ou les sujets traités, la profondeur
ou le superficiel des sentiments dégagés. Il y a un ou plusieurs
messages qui nous alerte sur le pourquoi nous sommes là et ou se
demander pourquoi ce pays ne peut emprunter que le chemin de la
descente aux enfers. Le titre que je pourrais donner à ce livre. Le «
cri du désespoir » qui est manifesté par l’amertume, la colère et
l’impuissance de l’homme qui est à la fois travailleur de l’Etat, père
de famille et éducateur. Le titre de chaque poème sonne comme un
marteau à chaque fois qu’il tombe lourdement sur l’enclume  et le
bruit ne gêne plus personne puisqu’à force de l’entendre, il est
devenu normal pour tout le monde. Et la vie suit son cours. Je
recommanderai ce livre à tous les législateurs de notre pays, au
personnel de l’Ambassade de France, aux Président et vice-président,
au gouvernement et aux gouverneurs et leurs équipes respectives mais
aussi à tous ceux qui aiment ou n’aiment pas la lecture. J’ai aimé,
car le message et notre message, le cri est aussi le notre mais
comment réagir pour donner une meilleure direction au pays ? La
question à ce jour n’a pas de réponse. Merci Mr Attou de nous rappeler
qui nous sommes, comment nous vivons, peut être que nous avions fort
besoin de cela.
Ansaly Soiffa

 

 

CHEIKH MOINAECHA le 20/07/2012
Merci, Monsieur Attou, de nous faire partager votre passion de l’écriture. C’est vrai que le thème de votre livre est grandiose et ferait l’objet de plusieurs thèses, et il faut noter que c’est un sujet qui a fait aussi l’objet de plusieurs rencontres nationales et internationales. Chercher des solutions aux problèmes que vous posez, est resté la grande préoccupation des grandes démocraties, et les gouvernements successifs s’y sont attelés à trouver des solutions, et beaucoup d’experts nationaux et internationaux, en ont réfléchi avec l’appui des agences du système des nations unies. A mon sens, tous ces efforts ne sont pas vains, « le feu n’a pas brûlé toute la production d’ylang ». Je pense que pour mieux apprécier les dérives, on doit aussi reconnaitre les acquis. Cependant, cette problématique, prise dans un contexte littéraire, a aussi sa part de contribution à la résolution des problèmes, en apportant en plus son charme littéraire par votre plume d’écrivain. Merci Attou de nous alarmer, pour trouver des solutions, car comme dit le Saint Coran, là où il y a une difficulté, il y a toujours une facilité (tout problème à une solution qu’il faut trouver avec beaucoup d’ingéniosité, et nous sommes tous concernés). je profite de cette occasion pour informer les amis, que j’ai deux livres qui vont bientôt paraître, le premier intitulé : « Une femme en quête de guérison », paraîtra aux éditions Mélibée, et l’autre est une réédition de mon livre « Parler Comorien », qui comporte des corrections et des rajouts au niveau des annexes. Un autre ouvrage d’une grande portée littéraire et historique, paraîtra sous le titre : « Anthologie de la littérature orale comorienne », par Damir Ben Ali et Moinaecha Cheikh, nous comptons sur le soutien de tous à la sauvegarde du patrimoine culturel comorien.