Kwezi Amina lauréate 2016

Amina

Bonjour!

je m’appelle kwezi Amina, membre de Joal, Ouanienne,je viens de réussir au concours francojeune 2016.Je suis très heureuse,c’est une fierté pour mon club de lecture et d’écriture JOAL ainsi que  ma ville mère Ouani. Du 15 au 19 août prochain,je serai à ANTSOHIHY (région de Sofia) à Madagascar pour prendre part au 14ème édition du festival francojeune,une occasion pour rencontrer et échanger avec  les autres lauréats des pays membres à savoir Madagascar,le pays hôte,Tanzanie,Kenya,Comores,Zanzibar et Mayotte.

Une fois à Antsohihy,j’aurai un programme à respecter à la lettre dont voici le contenu:

Journée inaugurale :

  • Déroulé de la semaine :
    • Les 4 soirées littéraires pour découvrir les lauréats et échanger avec eux
    • Les sorties culturelles pour découvrir les spécificités de la localité d’accueil
  • Les ateliers littéraires et artistiques, animés par des spécialistes de la Région 
  • Soirée de clôture :
    • Remise de diplômes aux lauréats et participants
    • Rendus des ateliers littéraires et artistiques
    • Discours officiels
    • Animations et cocktail dînatoire

 

Pour obtenir le billet aller retour  Ouani- Antsohihy  ,j’ai du  travailler trop dur ,il fallait écrire soit six poèmes,un conte,une nouvelle en insérant les dix mots suivants dans ton texte: Chafouin/ Champagné Dépanneur/Dracher/Fada /Tap-tap / Lumerotte /Poudrerie /Ristrette / Vigousse .

Voici ce que j ai écrit ,vous pouvez parcourir mon texte pour me suggérer vos remarques,critiques etc merci de m ‘avoir consacrer tout ce temps pour me lire.

 

L’amour de ma vie

Mon histoire commença en 1990 aux Comores, dans l’île d’Anjouan.  A cette époque là, je n’avais que 17 ans. C’était au cours d’une manifestation à Mutsamudu que je rencontrai pour la première fois l’amour de ma vie. Il était blanc, de taille moyenne, âgé de 18 ans. C’était un beau garçon mais il me paraissait arrogant. J’étais fasciné par ses yeux noirs comme de l’ébène et sa façon de marcher, de parler. J’étais là en train de lui dévorer de regard sans savoir pourquoi et je me demandais : qui est-il ? Pourquoi a-t-il autant attiré mon attention ? Et là, il vint vers moi et je paniquai, je ne savais plus quoi faire puis finalement je  décidai de rester immobile. Il était devant moi et la

Première chose qu’il me dit c’est :

_ Excuse moi ? Sais-tu vraiment ce qui se passe ici ?

_C’est  une campagne électorale. Ils sont tous là à crier votez- moi ! Votez-moi ! Je suis votre seul espoir. Mais nous savons tous qu’ils veulent tout simplement se remplir les poches et  adieu  les promesses et les belles paroles.

Il me regarde d’un air rieur et puis il se présenta :

_ Je m’appelle Mounibe et j’ai été enchanté de pouvoir discuter avec toi.

_ Moi de même et je me nomme Naïza.

Après  avoir fait connaissance, nous étions restés pour écouter les dires des candidats et puis, il me proposa de me raccompagner. En arrivant devant chez moi, il m’invita d’aller à son anniversaire qui devait avoir lieu chez lui le lendemain à 18h car d’après lui, je lui paressais une fille sympathique  et j’ai accepté d’y aller si mes parents accepteraient. Nous nous étions dit  au revoir et il était parti. En entrant dans le salon j’y trouvais mes parents assis et très en colère contre moi. Et là je me disais : « bienvenue en enfer ».  Ils étaient furieux contre moi sans doute parce que je rentrais tard à la maison. Et mon père commença à me crier dessus :

_ Naïza où étais-tu passée pendant tout ce temps ?

_J’étais partie assister au  meeting ; c’est pour cela que j’ai tardé de rentrer à la maison. Répondis-je pour me sortir de l’impasse puis mon père  ajouta d’un air plus furieux que tout à l’heure :

_ Tu mens chafouine, j’étais allé moi aussi à ce meeting et il a pris fin depuis 19h et regarde l’heure qu’il est ? Il est 21h30. « Mwana mtru mché wayé ka baki mwédzé ta zi léra zini ». Maintenant dit moi où tu étais pendant tout ce temps et que faisais-tu ?

_ Je…Je…J’ai rencontré un garçon pendant que j’assistais le meeting. Nous avons fait connaissance et nous discutions pendant longtemps sans regarder l’heure,  puis il m’a raccompagné ici. Il faut que je vous apprenne qu’il  m’a aussi proposé d’aller à son anniversaire demain à 18h….

_ Qui est ce garçon ? Que te veut-il ? Es-tu fada ? « Mwana wa pewu. Ma Naïza nisy muouwa moina woiho léo » car à partir de maintenant c’est ton enfant mais pas la mienne. Mon enfant ne sortirait jamais avec un garçon à son âge. As-tu entendu ? Dit-il en me tirant les oreilles.

_ Mais papa ce n’est qu’un ami, dis-je en sanglotant.

_ Tais-toi ! Petite insolente. Tu ne mangeras rien ce soir et file vite dans ta chambre avant que je ne m’énerve et te corrige  farouchement.  Et que je ne t’entende plus parler d’anniversaire.

Pendant que je courais en direction de ma chambre tout en pleurant, ma mère Fatima essayait de calmer mon père Bacar ; elle lui suppliait d’être indulgent envers moi car d’après elle, je lui ressemblais comme deux gouttes d’eau. Elle lui dit :

_ Arrête de brutaliser notre fille. Tu sais bien que son histoire commence exactement comme la notre quand nous nous sommes rencontrés.

_ Justement c’est ce que je veux éviter. Je ne veux pas qu’elle fasse les mêmes bêtises que nous. Je lui interdis de sortir avec un garçon car elle n’a que 17 ans.

_ Quoi ? Tu ne vas quand même pas me dire que c’est à cause de son âge que tu ne la laisses pas suivre son destin? Mon cher mari,  n’oublie pas que je n’avais que 14 ans et toi tu en avais 18 seulement quand nous nous sommes rencontrés.

_ Oui mais…

_ Il n’y a pas de « oui » ni de « mais » qui  tiennent, tu laisses ma fille suivre son destin, interrompit ma mère, d’un ton élevé.

_ Fahamu ! N’élève pas la voix sur moi. As- tu oublié que je suis ton mari et le père de ta fille ?

_ Je ne l’ai pas oublié mais laisse ma fille suivre son destin et surtout laisse la aller à cette fête. Là-bas elle rencontrera de nouveaux amis et peut-être notre future gendre aussi, pourquoi pas ?

_ Bien, elle peut y aller mais qu’elle fasse très attention à ne pas y commettre des âneries, sinon je vous aurais prévenu !

Pendant ce temps, j’étais dans ma chambre en train de pleurer. J’entendais toutes les discussions de mes parents ; rien ne m’a échappé. Tout à coup quelqu’un ouvrit la porte. C’était ma mère. Elle m’avait apporté un plat de spaghetti, un de mes plats préférés avec grand verre de jus d’orange. Elle s’assit près de moi et m’annonça la bonne nouvelle, celle que je pouvais aller à la fête de mon nouvel ami. J’étais folle de joie. Ma mère était  ma meilleure amie, elle était douce comme l’avocat et elle me comprenait toujours. Elle savait toujours  ce qu’il fallait faire pour me réconforter, elle savait surtout ce qu’il fallait faire pour que son «  patère » de mari cède et me laisse faire certains de mes loisirs. Je la préférais bien entendu à mon père qui pourrait être gentil mais parfois grincheux. Je comprenais quand même que s’il était comme cela, c’était parce qu’il ne voulait que mon bien. Il voulait probablement m’éviter de commettre des erreurs qui puissent me faire regretter dans l’avenir !

Le lendemain matin, je me levai en sursaut, impatiente d’être à l’anniversaire de Mounibe. Quel joli prénom ! «  Mounibe »…répétai-je lorsque tout à coup je m’aperçus que j’étais en retard pour le lycée. J’accourus m’habiller sans prendre un bain ni prendre le petit déjeuner ; je n’avais pas de temps pour ces choses là. Je devais vite me rendre au lycée de Mutsamudu. Arrivée au portail, à ma grande surprise, je rencontrai Mounibe. Il m’attendait. Il m’a saluée d’un ton fluide, en me fixant le regard dans les yeux.

_ Bonjour Naïza, comment ça va ?

_ Bonjour, je vais bien. Que fais-tu ici ? Es-tu un élève de cet établissement ?

_ Non, répondit-il d’un ton timide et gêné. Je ne suis pas de cet établissement. C’est que…je voulais te voir.

_ Me voir, mais pourquoi ?

_ Pour confirmer mon invitation d’hier. J’ai besoin de savoir si tu viendras à mon anniversaire ce soir. Il faut venir, il y aura quelques amis. Ma mère est très sympathique. Elle y sera et tu auras l’occasion de faire sa connaissance.

_ Ne t’inquiète pas mon ami, pour rien au monde, je ne manquerai  à ta fête. J’ai déjà demandé la permission à mes parents ; cela n’a pas été facile de les convaincre pour qu’ils me laissent venir mais c’est fait. Je serai là à dix huit heures.

Après lui avoir répondu favorablement, une splendide lumerotte apparue dans ses yeux qui brillaient de mille feux.

Nous parlions une heure environ, j’avais même oublié que j’étais en retard pour l’école. Je m’en rappelai enfin, j’ai salué mon nouvel ami et je me rendis en classe pour pouvoir attendre l’enseignant et suivre le prochain cours. En tout cas  Je ratai mon premier cours de la journée sans m’en rendre compte.

En ce moment là nous étions dans un monde merveilleux, un monde sans parent ni école.

Midi sonna, la journée finie, je pris le chemin du retour pour la maison. En route, je réfléchissais beaucoup sur le fait que je séchai un cours. C’est la première fois depuis que je faisais l’école, je n’avais pas cette habitude. Cela ne me convenait pas du tout mais c’était déjà réalisé. Que faire ! Qui peut remédier ce mal ! D’autre part je m’en réjouissais à l’idée que le soir je pourrai participer à la fête de Mounibe. J’imaginai la scène : des splendides décorations, des savoureux amuse- gueules, d’autres rencontres, mais aussi des parents accueillants et chaleureux. Quelles imaginations !

Arrivée à la maison, je salue à peine mes parents et je me suis introduite dans ma chambre ce qui n’est pas dans mes habitudes. Dès que j’arrive du lycée j’allais visiter la cuisine pour m’informer de ce qu’on  préparait, gouter aussi. « Mando », disait-on de moi ; c’est-à-dire que j’étais gourmande. Peut être que j’aimai apprécier la bonne nourriture. Alarmée, ma mère vint dans ma chambre pour assouvir sa curiosité :

_ Naïza, ma fille, qu’y a-t-il ?  Pourquoi ne viens-tu pas déjeuner avec nous, tu n’as rien mangé depuis le matin. En plus tu ne peux même pas imaginer ce que j’ai préparé, ton plat préféré : « mouhogo piki wahanadzi na fi » et c’est absolument succulent !

_ Maman, mangez sans moi, je n’ai pas faim. Gardez ma part, je m’en servirai plus tard…

_ Comment cela, tu n’as pas faim ! Es-tu malade, de quoi es-tu souffrante ? Interrompit ma mère, inquiète.

_ Non maman, je ne suis pas malade au contraire ; je suis juste heureuse, contente, folle de joie, mais surtout impatiente que le soir arrive pour aller à la fête dont je vous ai parlé hier. T’en rappelles-tu ? Le problème c’est que je ne sais toujours pas ce que je vais porter. J’ai l’impression qu’aucun de mes habits ne convienne pas à une telle fête. Qu’en penses-tu ?

_ Oh ma fille, tu te tracasses inutilement, ce ne sont pas les bons habits qui manquent dans cette maison ! J’ai un joli bouyou-bouyou dans mon armoire  qui t’ira à merveille.

_ Mais maman, je vais à un anniversaire, pas à un chidjabou. Dans les anniversaires on porte des jeans et des tee-shirts. Et je serais la risée de tout le monde  si je m’y présente  en bouyou-bouyou.

Ma mère chercha dans son armoire mais elle ne trouva aucun vêtement qui puisse me convenir. Elle me proposa de partir chez le dépanneur du quartier pour voir si je pourrais m’en procurer car à une heure pareille les magasins fermaient déjà. Je ne pouvais pas attendre qu’ils ouvrent le soir, je serais en retard. Ma mère m’aida à me préparer. Dix-huit heures sonnèrent et je devrais partir pour la fête. J’étais tellement belle que ma mère pleurait de joie. Elle m’accompagna dehors pour attendre le taxi. Nous restions sur la route pendant un bon moment et je commençais déjà à m’énerver quand soudain un tap-tap qui roulait très vite passa. Je n’hésitai pas à l’arrêter car j’étais en retard pour me rendre à la fête. En arrivant, la fête était bondée de monde de telle sorte que je commençais à avoir honte et me voyais toute petite par rapport aux gens qui y étaient. J’étais surprise, je ne pouvais pas deviner que mon ami était issu d’une famille très connue. Son père est le Champagné de la ville ce qui explique l’apparition de cette immense foule. Je revenais déjà sur mes pas, j’allais repartir pour rentrer à la maison quand j’entendis quelqu’un qui m’appelait. C’était Mounibe, inquiet de me voir partir, me demandait où j’allais et si je me portais bien.

En entendant sa voix, mon cœur se remplit de bonheur mais aussi de honte car les autres filles qui s’y amusaient étaient bien habillées par rapport à moi. Il était devant moi à attendre une réponse de ma part mais j’étais incapable de prononcer un mot. Il me regarda d’un air  étonné  et demanda pour la deuxième fois :

_ Où vas-tu ? Tu viens à peine d’arriver !

_ Euh……. Oui…Je viens juste d’arriver à ta fête et je suis un peu intimidé de voir autant de monde et je commençais à me sentir mal donc j’allais prendre l’air.

_ Oh ! Reste, après tout c’est mon anniversaire et tu dois me faire le plaisir d’être radieuse, d’accord ?

_ D’accord ! Je reste.

_ Bon tout d’abord tu vas m’accompagner à la cuisine pour prendre ensemble une petite tasse de ristrette pour te remonter un peu le moral.

Je l’ai suivi sans hésiter, nous traversions un long couloir pour arriver à la grande cuisine bien espacée et équipée de placards où tout était rangé. Une petite femme d’un air chafouin s’y trouvait. Elle y mettait de l’ordre par-ci et par-là.

_ Chafouanti, s’il te plait, veux-tu nous servir à mon amie et à moi un peu de café, ce ristrette que vous aviez préparé cet après-midi ? Lui demanda Mounibe.

_ Bien monsieur. Répondit-elle tout en me lorgnant.

Elle apporta deux petites tasses à café, une cafetière, du sucrier ainsi que des petites cuillères. Elle les posa sur la table tout en disant: « Mon petit, tu sais que ta mère n’aime pas que tu consommes trop de café, sers toi un peu seulement. »

_ T’inquiète Mme Chafouanti, je ne fais qu’accompagner mon invitée tout simplement ! Apporte-nous plutôt des biscuits !

Nous prenions notre café sans prononcer un mot, puis nous sommes allés rejoindre les autres au salon. Mounibe me présenta à certains de ses amis, puis à ses parents. Sa mère est une jolie femme svelte, bien habillée, élégante et très accueillante. Son père quant à lui, il est vigousse, le genre de personne très  sûre d’elle quand elle agit, quand elle parle. Je tombai tout de suite dans le charme de cette famille. Quelle merveilleuse famille ! Nous avons causé un moment avant que mon hôte ne me propose d’aller danser avec les autres. Alors nous dansions tout le temps. Après deux heures de danse, la mère de Mounibe entra avec un grand gâteau. C’était sans doute le plus beau gâteau que je n’ai jamais vu. Nous chantions en chœur : « joyeux anniversaire Mounibe »  et puis il souffla ses bougies, coupa le gâteau, en a fait manger un bout à sa mère puis à son père et enfin à moi. Je rougissais de honte car je ne m’y attendais pas. J’ai quand-même acclamé avec tout le monde pour ne pas faire mauvaise apparence. Nous nous amusions encore un peu avant que les invités ne commencent à s’en aller peu à peu. Mounibe me retenait chaque fois que je voulais partir. Il commençait à se faire tard et je devrais absolument rentrer à la maison sinon la prochaine fois mes parents ne me laisseront plus partir. Je m’approchai donc  de Mounibe pour lui dire au revoir et il me proposa de me raccompagner à la maison. Nous marchions dans la rue silencieusement quand soudain il commença à dracher. Nous cherchions un endroit pour nous abriter et enfin nous étions sous une véranda. La pluie dura assez longtemps, elle était fraiche. Il faisait un léger froid. Nous nous trouvions Mounibe et moi coller l’un contre l’autre. Il me questionna :

_ Naïza, je sais qu’on se connaît à peine mais est ce que tu as un copain ?

_ Non je n’en ai pas. Pourquoi me poses-tu cette question ?

_ Je voulais juste savoir.

_ Et toi as-tu une copine ?

_ Non ! Justement je voulais te demander si tu…. Si tu…

_ Mounibe, que veux-tu me dire, parle.

_ Mais, ce que j’essai de te dire, c’est … veux-tu être ma copine ? Lança-t-il. J’ai senti sa question comme une neige tombée sur mon visage ; ce genre de poudrerie poussée par le vent et qui te glace tout le corps. Ces paroles me glacèrent  bien évidement le corps tout entier. Je frissonnais et je ne savais que répondre. J’ouvris enfin la bouche pour répondre timidement.

_ Mounibe, c’est très tôt pour que je puisse répondre à cette question. Peux-tu m’accorder un peu de temps pour que je puisse y réfléchir à tête reposée? Je te donnerai une réponse demain, peut être !

_ Et moi je vais prier le seigneur pour que ta réponse soit positive. Qu’Allah, le supra-céleste veille que tu accordes ma demande. Sache que dès le premier instant que je t’ai vue tu as déjà conquis mon pauvre cœur.

La pluie cessa presque et nous marchâmes lentement, en silence sous les crachins tout en évitant les flaques des eaux boueuses. La ville sombra tout à coup dans une obscurité monstrueuse. L’électricité venait de se faire couper. Cette pratique de délestage d’électricité est très fréquente dans notre pays. Cela me dérangea énormément à ce moment car je savais que mes parents s’inquiéteraient davantage de mon retard et que mon retard les énerverait. Nous arrivâmes enfin devant ma maison, Mounibe attendit que quelqu’un vienne m’ouvrir la porte pour partir. Maman n’attendit pas que je toque deux fois la porte pour s’y présenter, une lampe torche à la main. Elle n’était pas furieuse comme je pourrais le prévoir. Inquiète tout simplement…elle lança :

_ Pourquoi rentres-tu si tard, ma fille ? Je n’eus pas le temps de répondre  à sa question et mon ami répliqua :

Bonjour madame, excusez-nous du retard. L’averse nous a surpris juste au moment où nous venions ici. Nous avons  dû nous abriter attendant qu’elle cesse pour pouvoir continuer. Pardonnez-nous vraiment maman Naïza.

Soudain il se rend compte que c’était la première fois qu’il rencontrait  ma mère et qu’il ne s’était même pas présenté. Il ajouta :

_ Oh pardon madame, je me nomme Mounibe Ahmed, mon père est Mr Ahmed Ali Bwana, et ma mère, Mme Souniati…

_ Souniati Zamir ? Je connais tes parents, interrompit ma mère. Nous nous connaissons depuis longtemps. Entre mon enfant, je vais te présenter à mon mari. Papa Naïza, Bacari, viens que je te présente le fils de Ahmed Ali Bwana.

Ils discutèrent un moment ensemble avant que Mounbe ne s’en aille.

 

 

Kwezi  Amina

 

 

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2 réflexions sur “Kwezi Amina lauréate 2016

  1. Bonjour Amina.
    Bravo et merci pour ton travail, car c’en est un un.
    Tu nous a donné à partager un beau texte dynamique, romantique, au travers duquel transparaît une peinture sociale de notre époque. La narration révèle un auteur jeune, par le style et la problématique soulevée. Il nécessite d’etre affiné par quelques corrections : concordance des temps, syntaxes. De mon point de vue la fin manque de chute…. à moins que la fin brusque de l’histoire ne soit destiné à aiguiser notre appetit et à nous faire saliver avant la prochaine épisode de ce récit palpitant…
    Modestement, Salim Ahmed salim

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