Rencontre de Madame Natagaari avec JOAL

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      Interview réalisée par Abdillah Abdallah                                                                              

  • 1 -Madame Natagaari, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je suis Natagaari, une écrivaine originaire de Côte d’Ivoire, née en août 1984. Je suis poétesse, nouvelliste et romancière, mais aussi slameuse en herbe.

  • 2-Dites-nous, comment l’écriture est-elle entrée dans votre vie ?

L’écriture m’est venue par le plus grand des hasards : j’avais une amie sur Facebook qui publiait des poèmes. J’aimais tant cela qu’il m’est venu l’envie de faire pareil. Et là je me suis découvert une passion. J

  • 3-D’où vous est venue l’idée d’intituler votre roman : La double existence de Natagaari Enigma? 

Je voulais entretenir tant de la curiosité, qu’une certaine envie de lire (chez ceux qui me connaissaient déjà), mais aussi… faire de l’humour : Natagaari écrivant « La double existence de Natagaari Enigma »

  • 4-Madame Natagaari, vous avez écrit un roman facile d’accès auquel vous avez fait de l’amour la trame de fond. Assiatou aime Afridoune à la folie, Afridoune aime Akhezza, la fiancée de son cousin Haroun. Afridoune aime Farida, la bien aimée de son frère Abdel Alim.   Y-a-t-il  dans votre vie un événement qui vous a marqué et qui vous a donné l’envie d’écrire cette œuvre?

A vrai dire si on considère l’affaire du point de vue de l’amour, non. Par contre si on considère l’œuvre dans son entièreté, oui : j’ai un profil Facebook où j’étais au départ un réel mystère. Et pourtant tant de gens me considéraient ! J’en étais venue à rire moi-même de cet intérêt qu’on portait à une obscure entité comme moi. C’est de là qu’est venue mon inspiration ; je me disais : donc si j’étais une machine, un oiseau, que sais-je, ils n’en sauraient rien. C’est ainsi qu’est venue mon désir d’écrire l’histoire.

  • 5-Simple curiosité. Dans la note de l’auteur vous avez donné deux options en répondant à la question : avez-vous déjà été amoureux ou amoureuse, obnubilé (é) par un (e) inconnu (e) ?Non, et  dans ce cas vous êtes un (e) grand (e) veinard (e) Oui, et  dans ce cas… aussi vous êtes un (e) grand (e) veinard (e) 

Pouvons nous dire que à travers cette œuvre vous vous êtes servi de Afridoune comme cobaye pour démontrer ces deux options ? 

Non ; dites-vous juste que je voulais faire de l’humour. Je n’aime pas le trop sérieux, vous savez. Une note d’humour est toujours la bienvenue pour moi.                                                                                                                                          

  • 6-Madame Natagaari, dans votre œuvre, vous nous parlez des années 2040, des imprimantes domestiques qui parlaient comme des personnes, c’est le cas de Kintana ou de Natagaari Enigma, l’invention de N’Teri. Kintana persuade Kamilah à ne pas haïr son corps, Natagaari refuse d’accomplir la mission de général Sodah. Vous nous parlez également des motos qui volent comme des avions. Selon l’endroit du monde dans lequel vous vous trouvez (l’Afrique), parlez de ces genres de choses, n’est-ce pas trop rêver ? Ou partagez-vous le point de vue d’Alain Mabanckou lorsqu’il dit : la littérature c’est aussi refuser le monde réel pour en inventer un meilleur ?

C’est rêver et c’est bien ! Le rêve est la sève de la vie. Tout ce que nous avons d’extraordinaire aujourd’hui : l’ordinateur, le téléphone, les navettes spatiales, tout ceci est né d’un rêve. Donc j’assume bien ce côté rêveur de mon œuvre. Et cette citation d’Alain Mabanckou, à quelle point est-elle belle et vraie ! En vérité la littérature serait quelque chose de bien pâle si elle ne devait être calquée que sur la réalité. Elle a besoin de cette fantaisie qui ne sied qu’au rêve. Elle a besoin d’un univers d’expression plus vaste ;

  • 7-A travers la trame de votre roman également transparaît une influence cinématographique. N’y a-y-il pas une raison profonde à cela ?

Non, du tout. Là c’est mon subconscient qui a pris le pas. (Sourire)

  • 8-La Cote d’Ivoire fait partie des pays africains qui sont devant dans le monde de la littérature. Il existe une association des écrivains qui a une bonne assise dans le pays. Quel regard portent les aînés sur vous, les écrivains en herbe ?

Oui, il y a une association d’écrivains. Récemment il lui a été désigné comme président un grand écrivain talentueux dans les mots, actif dans les œuvres. J’espère apporter une petite pierre à l’édifice littéraire de mon pays.

  • 9-Quels sont vos projets d’écriture ?

Mes projets ? J’ai des œuvres en cours d’écriture : romans, nouvelles, poèmes. Mais aussi du slam.

  • 10-Quel conseil donnerez-vous aux jeunes comoriens rêvant devenir écrivains ?

A ces jeunes je dis : allez-y tout simplement ; ne vous encombrez pas d’appréhensions, oubliez les étranges suppositions, tout le monde peut arriver à faire de belles composition, poétiques ou romanesque ; il se peut que vous ayez une prédisposition à l’écriture alors engagez-vous donc et affirmez votre position.

 

 

 

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